Isabelle ne désire qu’une chose, vous aider lorsque vous en ressentez le besoin. 

Si une personne la contacte tard le soir dans un état qu’elle juge préoccupant, elle la prendra en consultation. Alors bien sûr, le mieux, c’est de prendre rendez-vous et de la consulter avant qu’un tel état d’anxiété ne s’empare de vous. Il n’empêche que si vous attendez le dernier moment, elle sera là. 

Voilà comment Isabelle voit son métier. Comme un don de soi. Et pour l’exercer, elle s’est formée. Analyse psycho-organique, Analyse Psychosomato-Energétique, EMDR-IMO, EFT et la liste est encore longue. Toutes ces techniques ont un point commun: le corps. Un corps qui ressent (parfois trop), qui retient (parfois trop longtemps), et dont il faut prendre soin (du mieux qu’on peut). 

Présentation de cette thérapeute psycho-corporelle dévouée qui continue à se former pour toujours mieux vous aider.

Quelle est la première chose que tu fais en te levant ?

Ça dépend. Ou je prévois de faire une méditation et dans ce cas je me lève pour m’asseoir
Ou, quand je n’ai pas le temps, j’ouvre ma porte-fenêtre pour aérer ma chambre. Puis, je vais boire un ou deux verres d’eau tiède et je fais du Qi Gong puis du vélo d’appartement.

Qu’est-ce qui te donne de l’énergie ?

C’est l’amour, sous toutes ses formes. 

Et aller dans la nature aussi. D’ailleurs depuis quelques mois, je fais trois bains de nature par semaine. Pendant ces promenades, j’en profite pour me fondre, m’immerger dans la nature en restant reliée à tout ce qui m’entoure.

C’est aussi la danse libre sur des musiques 

Quel livre a changé ta vie ?

Aimer ce qui est de Byron Katie.

Ce livre on me l’avait expliqué avant que je le lise, et je n’avais rien compris.

La grande idée de Byron Katie, c’est que l’autre est un miroir qui te montre ce qu’il te reste à travailler chez toi. 

Mais sur le moment, je n’ai rien compris, je n’arrivais pas à l’intégrer. 

Puis, je l’ai lu en une journée et je n’ai fait que pleurer !

Il nous fait sortir de la posture de victime en nous disant ceci : « Tout ce que tu projettes sur l’autre, regarde en quoi ça te parle ». 

Une citation que tu aimes et pourquoi ?

« Que la peur cède à la douceur lente de cette coulée de vie qui nourrit ta chair » de Danis Bois.

Je trouve que c’est celle qui parle le mieux de mon travail, de la partie psychanalyse corporelle de mon métier. 

Par exemple, le bébé, son corps est tout libre, délié, il est plein de vie. Et puis, il y a toutes ces choses qui viennent nous contracter, qui proviennent des injonctions, des limitations, des émotions qui vont provoquer des blocages dans son corps et perturber le courant de vie.

Pour rester sur cet exemple, si le bébé vit beaucoup de peurs, des tensions vont se mettre au niveau oculaire et lui donner l’impression que le monde est dangereux. Dans sa vie d’adulte, cette croyance peut encore être là et perturber ses relations mais les blocages peuvent être dissous et on peut alors retrouver le “délicieux” des courants de vie dans son corps.

Tu as quinze minutes supplémentaires dans ta journée, comment les utilises-tu ?

Bonne question ! La première idée, ce serait d’en faire quelque chose et au final je crois que je vais plutôt choisir de ne rien faire. Juste ne rien faire. 

On est tellement une société qui fait, qui fait, qu’on a besoin de l’autre polarité pour équilibrer.

Quel conseil aurais-tu donné à la personne que tu étais il y a dix ou vingt ans ?

Fais preuve de patience. Et puis, si tu allais voir un peu du côté de la lenteur et de la douceur, il y a peut-être des pépites à découvrir par là…

Comment la médecine douce a-t-elle fait son apparition dans ta vie ?

Elle est arrivée par le biais de mon beau-père qui faisait attention à son alimentation. Il était conscient que l’alimentation contribue à la santé. Je m’y suis intéressée, j’ai continué à creuser le sujet et je ne me suis plus jamais arrêtée.

Comment t’es-tu tournée vers le métier de thérapeute ?

Avant, j’étais dans le domaine de la gestion, de la formation et du conseil auprès de petites entreprises et je me suis arrêtée pour m’occuper de mes enfants.

Un jour, un psychothérapeute me dit qu’il sent « l’être thérapeute en moi » et il me propose de me former. Au début, je pensais que ce serait plus pour moi que pour en faire un métier sauf que je suis tombée dans la marmite !

Du coup, j’ai fait une formation à la relation d’aide avec des techniques de relaxation, puis une autre de psychothérapeute en Analyse Psycho-Organique (A.P.O) et encore six années de formation en analyse psychosomato-énergétique. Et de nombreuses autres toujours en lien avec le corps et la relation au corps.

Je me suis installée en libéral en 2000.

Comment définis-tu ton approche ?

Je suis thérapeute avec des pratiques psycho-énergétiques et psycho-corporelles.

Comment se déroule la première séance ?

J’écoute l’histoire de la personne et son besoin. Je vérifie qu’il n’y ait pas d’incompatibilités de santé. Et je me laisse sentir quelle méthode lui serait le plus profitable. 

J’envisage d’abord les thérapies brèves comme la technique EFT (Emotional Freedom Technics). L’EFT a l’avantage d’être simple et les personnes peuvent l’utiliser entre les séances. Elle permet de libérer les émotions. Et beaucoup de mes patients consultent à cause d’émotions envahissantes.

S’il s’agit plutôt de traumatismes, alors là je vais utiliser l’EMDR -IMO (Eye Movement Desensitization and Reprocessing-Intégration par les Mouvements Oculaires). C’est bien aussi parce que c’est très rapide. En une séance en général, on débloque l’émotionnel lié au traumatisme et ses conséquences, et on en fait ensuite une deuxième. Donc c’est deux séances par traumatisme.

Et pour une psychanalyse corporelle  ?

Si les méthodes de thérapie brève ne suffisent pas et qu’une psychanalyse corporelle se justifie, on va débloquer le corps énergétiquement, niveau par niveau, en mettant sous tension les yeux, où beaucoup de peurs sont bloquées, puis la bouche, qui est liée à la période orale du bébé, et on continue comme ça sur tout le corps.

Pour les yeux par exemple on va demander à la personne de fixer une petite lumière ou un point pendant 15 minutes et ça va favoriser la remontée de ce qui est à l’origine du blocage et l’évacuer par la même occasion.

Donc on va ainsi commencer à débloquer les premiers niveaux : les oreilles, les yeux et la bouche. On va faire un exercice sur chacun des niveaux et on demande à la personne d’observer son corps, les sensations, les sentiments et les images. Ensuite, il y a un retour sur ce qu’elle a vécu, elle va le nommer. Cette méthode va l’aider à terme à être plus présente à son corps et à lui permettre de se reconnecter à son corps.

Donc l’inconscient entre en jeu ?

Et oui. Ça permet la résurgence de ce qui a été bloqué. On peut retrouver des choses très archaïques, des images qui remontent.

Qu’est-ce que tu aimes dans ce tu fais ?

La relation profonde avec la personne que j’accompagne. Le fait de pouvoir aller voir au-delà de la personne, aller voir l’être qui est juste là derrière et qui ne demande qu’à se manifester. 

Et ce que j’aime aussi, c’est tout le moment d’accompagnement où la personne est vraiment trop envahie par son émotionnel et ce moment-là, délicat, où on fait la traversée ensemble pour en sortir.

J’aime aussi m’adapter aux personnes. Trouver la ou les techniques qui vont pouvoir les aider parmi toutes celles que je connais et pratique. C’est un ajustement à trouver à chaque fois. 

Quelles techniques conseilles-tu ou celles qui t’ont le plus aidée ?

Si c’est un traumatisme, ce serait plutôt les mouvements oculaires. Ça marche vite et c’est intéressant. Je conseillerais aussi l’EFT, pour les mêmes raisons.

J’ai découvert aussi récemment une méthode qui peut paraître anodine mais qui ne l’est pas. C’est une méthode de massage métamorphique qui agit sur les traumatismes in-utero. Je l’aime bien parce qu’elle aussi est brève et permet d’enlever des traumatismes ou des blocages et aide à aller de l’avant. Elle se pratique par un massage au niveau du pied, de la main et de la tête. 

À un moment donné, un traumatisme de ma période intra-utérine s’est manifesté par des insomnies persistantes  et ce massage m’a libérée instantanément.

Quel serait ton conseil pour une personne qui cherche à mieux se connecter à elle-même ?

Alors ça dépend du niveau de déconnexion je dirais. Si c’est juste un peu, peut-être qu’aller dans la nature ou des massages peuvent suffire. Si c’est plus profond, à ce moment-là il faut envisager un travail thérapeutique comme une psychanalyse corporelle par exemple.

Ton conseil pour une personne qui recherche plus de bien-être ?

Il y a toutes les pratiques du style Qi gong ou Tai-chi qui ramènent bien au corps, ainsi que la méditation. Entrer en bienveillance et douceur pour soi.

Quelque chose que tu aimerais modifier ou améliorer dans ton quotidien ?

Prendre plus de temps pour ne rien faire. 

Et j’aimerais aussi aller plus vers le collectif, partager mon habitat, faire des actions collectives.

Des projets ?

Des projets d’actions collectives justement. Je participe par exemple à une fête de l’environnement, un festival de santé avec d’autres thérapeutes, des regroupements de thérapeutes, ce genre de chose.

J’aimerais aussi, avec mon projet d’habitat partagé, faire un potager. Seule je ne me le sens pas. Et puis à plusieurs, ce sera beaucoup plus sympa !

Comment peut-on te contacter ou prendre rendez-vous ?

Par téléphone, par e-mail ou encore via mon site internet. Je fais aussi des thérapies de couple qui peuvent se faire par Skype.

Pour contacter Isabelle :

Téléphone : 06 67 80 44 39 

E-mail : ipetetin@orange.fr 

Site internet : https://www.psychotherapie-pres-bellegarde-sur-valserine.com/ 

Facebook : https://www.facebook.com/GratitudeAuVivant/ 

5 Commentaires

  1. Bravo Aurore et Isabelle pour cette interview intéressante et inspirante !
    Ca fait plaisir de découvrir ton monde Isabelle et ca donne des idées et des réponses concrètes.
    Ca donne envie d’en découvrir plus 🙂
    Une question m’est venue Isabelle : quelles sont les types de problématiques qui font qu’une personne vient chercher de l’aide chez toi?

    • Merci de ton retour ! quels types de problématiques ? C’est très varié en fait et c’est ce que j’aime aussi ! Les personnes sensibles et émotives viennent facilement vers moi. Elles sont aussi très souvent très intuitives… Souvent elles sont envahies par leur émotionnel et peuvent être dans des espaces limites. Donc j’utilise la palette d’outils pour libération émotionnelle. Beaucoup viennent pour se libérer de traumatisme. Le profil limite burn out est aussi fréquent. Je suis aussi thérapeute de couple et souvent leurs émotionnels se “téléscopent”
      Certaines personnes ne souhaitent pas parler viennent aussi et je fais dans ce cas un soin énergétique qui aide à revenir dans cet espace intérieur où il n’y a plus d’émotions, juste un bien-être ( pas mal d’hommes avec trop de stress ou d’agressivité)
      Et je travaille aussi beaucoup avec les personnes déconnectées de leur corps. Là souvent ce n’est pas une thérapie brève. De la même façon, si la personne a beaucoup de peurs archaïques qui compliquent son rapport avec les autres, ou si elle a une addiction (boulimie notamment) c’est la psychanalyse corporelle qui est choisie. Elle agit au niveau des peurs, de l’agressivité, des frustrations orales, de la blessure narcissique, du renforcement du moi, de la réouverture du coeur, des culpabilités inconscientes, de la sexualité etc… J’ai notamment beaucoup travaillé avec des personnes ayant une forte culpabilité inconsciente qui faisait qu’elles souffraient beaucoup dans leur vie et souvent avaient fait des tentatives de suicide. Merci de me permettre d’aller plus loin dans les explications !!

  2. J’aime beaucoup cette approche de chercher à soulager “rapidement” ce qui peut l’être et d’attaquer en profondeur ce qui a besoin de l’être ! Très belle interview merci !

    • Merci Annaick de ton retour ! Parfois les personnes ont conscience qu’elles ont un travail profond à faire mais si ce n’est pas le cas… le thérapeute doit juste accompagner jusqu’à l’endroit où la personne est prête pour le moment.

  3. Voilà un article qui permet de mieux comprendre ces thérapies même si le plus important à mon sens est la position de la thérapeute.
    Selon moi toute thérapie a pour moteur la rencontre et la capacité du thérapeute à induire une relation asymétrique afin de guider la personne vers son mieux être puis son retour à une autonomie libérée et donc libre.
    En lisant cet article j’ai senti cela de la part d’Isabelle Petetin.
    Cela fait du bien de lire des interviews ou l’échange est libre sincère et ne cherche ni à convaincre ni à vendre mais juste à se présenter avec humilité.

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