Avant de commencer à vous parler du rapport que nous avons avec les animaux à l’heure actuelle, je vous invite à regarder quelques dates historique du droit des animaux en Europe.

Droit des animaux et histoire

En 1822, le Parlement du Royaume-Uni adopte la première loi de protection animale au monde : la loi Martin’s Act. Elle interdit les actes de cruauté à l’encontre du « bétail ».

En 1978, une Déclaration universelle des droits de l’animal a été proclamée à la Maison de l’Unesco. Elle n’a cependant pas de valeur juridique.

Le 15 novembre 2017 en Grande-Bretagne une loi est votée qui défait les animaux de la plupart de leurs droits et surtout de la reconnaissance de leur capacité à ressentir la douleur. Cette loi sera effective au moment de la sortie officielle du pays de l’Union européenne. En France, les animaux sont toujours soumis au régime des biens malgré l’amendement en 2015 qui les reconnaît comme « des êtres sensibles ».

Aux élections Européennes 2019, le Parti Animaliste créa la surprise avec 2,17 % des voix.

Le nombre de vegan ou végétariens allant croissant, la médiatisation sur la souffrance animale dans les abattoirs, les marques de luxe refusant la fourrure, y aurait-il une prise de conscience sur le droit des animaux ?

Qu’est-ce que le spécisme ?

Le spécisme a été défini en 1970 par le britannique Richard Ryder pour dénoncer les tests sur les animaux de laboratoire.

Ce terme a été repris par Peter Singer, un philosophe utilitariste Australien, qui a revendiqué le droit des animaux en fondant la notion d’antispécisme avec « La Libération animale » paru en 1975. Par analogie avec le racisme ou le sexisme, l’antispécisme consiste à dénoncer la discrimination entre les espèces animales et humaines selon laquelle l’espèce humaine serait supérieure à l’espèce animale.

Le courant dénonce de même la discrimination de la part de l’homme entre les animaux de différentes espèces, le mauvais traitement infligé aux cochons provoquant moins d’émotions que celui infligé aux chats de compagnie par exemple. Il revendique donc une plus grande égalité dans les rapports entre les espèces. Il ne s’agit pas d’une égalité de droit, il serait absurde de donner le droit de vote à un lapin par exemple, mais de refuser toutes formes de maltraitances envers les animaux qui les feraient souffrir comme il est interdit de maltraiter un être humain.

Animaux et conscience

On appelle les « sentients » les êtres ayant une conscience de la mort et pouvant ressentir la douleur. Séparer un veau de sa mère afin que la vache produise du lait en abondance va créer de la souffrance pour la mère et son veau. Les animaux ayant des émotions comme les humains il est nécessaire de les protéger autant que les hommes.

Alors quel serait l’impact sur nos industries si on mettait en place une loi sur la protection animale ? Nos industries produiraient moins et on se retrouverait avec des élevages plus petits propices au bien être des animaux. Cela réduirait la disponibilité de la viande, des œufs et du lait dans les supermarchés. Ces produits coûteraient aussi plus cher. Cela impliquerait de nouvelles habitudes alimentaires et mode de vie.

Vers un monde plus éthique

Vivre dans un monde plus éthique implique donc un changement du système de production de la part des industriels qui pour la plupart n’ont pas la priorité de s’en soucier ou pour qui cela demanderait un trop gros effort financier et d’y mettre de l’énergie pour tout repenser. C’est pourquoi en tant que consommat.rice.eur nous avons besoin d’une vraie prise de conscience autour du bien-être animal et de nos devoirs à les protéger et de les considérer à égalité en termes de traitement par rapport aux êtres humains.

Comment agir pour plus de protection animale ?

Vous informer sur ce que vous mangez et la façon dont les animaux ont été traités avant de consommer votre produit est une première étape. Mais qui n’est certainement pas facile du fait du manque d’informations à ce sujet. Vous pouvez déjà commencer à réduire votre consommation de produits animaliers, refuser d’acheter des produits testés sur les animaux, ne plus acheter de fourrure ou de cuir.

Vivre en conscience avec la faune qui nous entoure et qui permet de même la biodiversité, c’est aussi remettre en cause notre vision de l’espèce animale. C’est un chemin qui nous permet aussi d’être plus en connexion avec nous même et notre propre espèce.

Pour en savoir plus…

Les Livres :

La libération animale de Peter Singer

Les Animaux aussi ont des droits, de Boris Cyrulnik (Auteur) Elisabeth de Fontenay (Auteur) Peter Singer (Auteur)

L’association :

L’association L214 éthique et animaux

Le podcast :

L’antispecisme est-il un humanisme ? (France Culture)

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