Pascal enseigne le Marketing en langue anglaise à l’université Paris Ouest et à Ponts et Chaussées, mais ce n’est pas tout… Co-fondateur du site Paris Chamanes, il perpétue la tradition chamanique à travers des séminaires, des cercles réguliers, des soins et des ateliers. Il est aussi Maître Reiki, enseignant Qi gong et auteur de Rue des Chamanes. Au milieu de cet emploi du temps chargé, il a eu la gentillesse de nous accorder du temps. L’occasion pour nous d’apprendre à mieux le connaître.

Quelle est la première chose que tu fais en te levant ?

La première chose que je fais, c’est de me faire du café et de me laver. Ce n’est pas très original. Et parfois je fais des salutations au soleil pour m’étirer et le remercier de se lever chaque jour. 

Qu’est-ce qui te donne de l’énergie le matin ?

De penser à la journée intéressante que je vais vivre. Je pense toujours positif, quelle que soit la situation. Et quand tu penses positif, il y a évidemment beaucoup plus de belles choses qui t’arrivent. 

Et en général ?

C’est d’avoir de l’Amour autour de moi. Cela peut être ma compagne, les participants de mes cercles chamaniques, une rencontre, un sourire, ou juste échanger positivement avec quelqu’un. 

C’est vraiment le partage qui me rend heureux

Quel livre a changé ta vie ?

Il y en a deux.

Le premier c’est Conversation avec Dieu de Neale Donald Walsch. C‘est un des livres de référence de la littérature spirituelle parce qu’il explique simplement des concepts de base subtils d’une spiritualité concrète. Il traite notamment des pensées racines, de pensées créatrices et des croyances limitantes. Il postule qu’on organise le monde autour de nous en fonction de nos croyances et de nos perceptions.

Le deuxième c’est Le Chamane et le Psy de Laurent Huguelit. Ma référence en chamanisme. Il a co-écrit un ouvrage de base avec un psychiatre Olivier Chambon où il y explique très clairement  les concepts de base du chamanisme.

Une citation que tu aimes et pourquoi ?

« Croyez-moi, le secret pour récolter la plus grande fécondité, la plus grande jouissance de l’existence, consiste à vivre dangereusement ! ». (Friedrich Nietzsche)

C’est important de se mettre toujours un peu en danger. Le confort et la cage dorée ne sont pas vraiment des concepts intéressants.

Il y a aussi ce proverbe chinois qui affirme que la patience est l’aliment du sage. Il faut savoir attendre, être tranquille avec les événements, ne pas forcément les précipiter.

Tu as quinze minutes supplémentaires dans ta journée, comment les utilises-tu ?

Je peux soit dormir, soit méditer, soit partir en voyage au tambour. Ou faire un massage par exemple. C’est surtout l’idée de sensualité, de corporalité, qui compte. Le corps est essentiel dans la spiritualité, c’est le véhicule de l’âme. L’âme est, pour moi, une sorte d’aura qu’il y a tout autour de nous. Du coup c’est intéressant de caresser cette aura, de rassurer l’âme. 

Quand je soigne des personnes qui ne vont pas bien, souvent je les masse pour qu’elles prennent conscience des contours de leur corps afin qu’elles puissent le réintégrer.

Quel conseil aurais-tu donné à la personne que tu étais il y a dix ou vingt ans ?

Sois patient. L’Univers a toujours quelque chose de plus extraordinaire à t’offrir, de plus beau que ce que ton petit mental peut imaginer. Ça rejoint cette citation qui dit que la vie a toujours plus d’imagination que toi. Donc fais confiance.

Comment la médecine douce a-t-elle fait son apparition dans ta vie ?

À l’âge de trente-six ans, j’ai eu un cancer, un lymphome, donc pendant deux ans j’étais entre la vie et la mort. À ce moment-là, je me suis dit qu’après j’allais conquérir l’énergie et voir la vie différemment C’est ainsi que j’ai commencé à pratiquer le yoga, le Qi gong, le Reïki, puis le Shiatsu et finalement, je suis allé vers le Chamanisme. 

Tous les Chamanes connaissent-ils ce genre de « déclic » ?

C’est, à mon avis, assez fréquent. Il faut savoir que dans la tradition chamanique, ce qui détermine un Chamane, c’est souvent qu’il a dû affronter des situations difficiles. Les américains parlent de « Wounded healers » (« Guérisseurs blessés »). Souvent, ce sont des personnes qui ont eu des accidents de vie très forts. On considère que s’ils s’en sont sortis c’est qu’ils ont une protection très forte, ce qui leur conférerait l’aptitude à pratiquer le Chamanisme. 

As-tu toujours eu des capacités ? 

J’ai toujours eu la sensation que j’avais des capacités et je les ai travaillées.

Je n’ai jamais pu croire que gagner de l’argent ou avoir un poste de gérant de société, ce qui a été mon cas, pouvait être suffisant. Les questions mystiques nous rattrapent toujours. On a besoin de savoir ce qu’on est venu faire sur cette planète Terre, de donner un sens au temps qui passe. Même si le temps est lui-même une illusion.

Comment t’es-tu tourné vers le métier de chamane ?

J’ai d’abord rencontré une femme Chamane qui m’a mis sous son pouvoir, c’était malsain et j’ai dû mettre un terme à cette relation. 

Ensuite j’ai lu Le Chamane et le Psy et puis j’ai fait des stages avec la Fondation for Shamanic Studies. Après cette formation, j’ai commencé à animer des cercles chamaniques puis des séminaires. 

Si tu es destiné à quelque chose, les circonstances te seront favorables, tu seras guidé sur ton chemin. Le tout est de voir, écouter et avoir le courage de suivre les signes. Et surtout ne pas avoir peur de vivre dangereusement ou hors-norme. 

Qu’est-ce que tu aimes dans ce tu fais ?

Rencontrer l’invisible, rencontrer les Esprits qui peuvent me donner des messages ou me permettre de faire des soins. 

Comment définis-tu ton approche ?

Je pratique le Chamanisme au tambour. 

A travers des visualisations, je rejoins les esprits et ils me livrent des messages sous forme d’images, de symboles ou de messages auditifs.

Je travaille avec et à partir de ces messages pour faire un diagnostic ou effectuer un soin.

Et comment définis-tu le rôle d’un Chamane ?

Le Chamane c’est quelqu’un qui rétablit l’équilibre. 

Si quelqu’un a eu une maladie, une séparation ou un accident de vie, il y a eu un déséquilibre. Soit la personne a perdu un bout d’âme, soit elle est investie par un élément ou une entité qui ne lui appartient pas. Le Chamane est là pour rétablir l’équilibre. Pour cela, il peut soit enlever des choses, soit en ramener.

Quelles techniques conseilles-tu ou celles qui t’ont le plus aidé ?

Le Yoga, le Qi gong et une pratique physique comme la natation ou la marche rapide par exemple. 

Peux-tu nous en dire plus sur le Qi gong ? 

Le Qi gong, ça veut dire travail de l’énergie. C’est un travail des mains entre l’art martial et la danse chinoise.

Quand tu es dans un joli parc par exemple, tu peux prendre les énergies des arbres, de la nature, de la terre et du ciel et t’énergétiser. On a tous besoin de renforcer son énergie vitale. Mais pas uniquement quand ça va mal. C’est une habitude à prendre comme celle de prendre une douche. C’est une routine positive à mettre en place. 

Quel serait ton conseil pour une personne qui cherche à mieux se connecter à elle-même ?

Se faire confiance, faire confiance à ses ressentis, se connecter à ses émotions. Si je ressens du plaisir auprès d’une personne, je reste à son contact. Si au contraire je ressens du déplaisir, je m’en éloigne. Ça a l’air simple mais on ne le fait pas forcément.

Ton conseil pour une personne qui recherche plus de bien-être ?

Travailler sur son corps. Se donner même de l’automassage. Pour moi le corps c’est ce qu’il y a de plus important. C’est le véhicule. 

Pour l’esprit, ce serait plutôt de penser toujours positif, rester dans l’instant présent et ne jamais anticiper négativement, ni se dévaloriser.

Quelque chose que tu aimerais modifier ou améliorer dans ton quotidien ?

Tenir mes résolutions, être plus strict des fois, plus rigoureux et avoir plus de discipline encore. La discipline est indispensable. 

Tu te définis plus spécifiquement comme un “Chamane des villes”, qu’est-ce que cela signifie ?

Ça signifie simplement que je travaille avec le tambour en ville. Il y a des gens qui vont au Pérou ou à l’autre bout du monde travailler avec les plantes, nous on travaille dans les villes. On est un peu des Chamanes autochtones de notre milieu. On existe ici et on n’est pas obligés d’aller ailleurs pour faire du Chamanisme, ni obligés de travailler avec des plantes. C’est intéressant de travailler là où on est. En France par exemple, on a la tradition chamanique des Druides et c’est bien aussi de rester dans nos traditions, d’accepter qui l’on est et où l’on est.

Comment peut-on te contacter ou prendre rendez-vous ?

Par téléphone, mail, Instagram ou encore mon site internet.

Pour contacter Pascal :

Téléphone : 0665653239

Mail : pascalmartin8@orange.fr 

Instagram : https://instagram.com/pascalmartinchamane?igshid=qa831xviug6m 

site internet: https://parischamanes.fr/ 

Pour aller plus loin :

http://www.editions-tredaniel.com/rue-des-chamanes-p-8573.html, Rue des Chamanes, Pascal Martin.

https://youtu.be/8ivzsgmWjzQ, Qu’est-ce qu’un Chamane, Laurent Huguelit.

https://youtu.be/Ym0kIECFi0U, TEDx Corine Sombrun – La transe chamanique, capacité du cerveau ?

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